À propos du Port

Faisant partie des 18 administrations portuaires canadiennes, et actif depuis 1882, le Port de Trois-Rivières est un acteur important dans le développement économique sur le plan régional, national et international pour des secteurs industriels majeurs tels que l’aluminium, la foresterie et l’agroalimentaire. Le respect des normes environnementales les plus strictes et l’harmonie avec la communauté sont incontournables au Port de Trois-Rivières.

Stratégiquement situé à mi-chemin entre Montréal et Québec, le Port de Trois-Rivières accueille annuellement 55 000 camions, 11 000 wagons et plus de 200 navires marchands et de croisières provenant d’une centaine de ports situés dans plus de 40 pays à travers le monde. Il manutentionne un trafic de plus de 3,5 M de tonnes métriques, ses retombées économiques annuelles s’élèvent à près de 200 M$ et il soutient plus de 2 000 emplois directs, indirects et induits.

Historique

C’est en 1809 que le premier navire à vapeur arrive au havre de Trois-Rivières. Cet événement lancera la construction de quais d’amarrage ainsi que le développement des compagnies de chemin de fer.

En 1853, le premier traversier motorisé navigue sous la direction du Capitaine Charles Bourgeois de Sainte-Angèle-de-Laval. Il effectue la liaison entre le quai de cette localité et celui de l’Hôtel Farmer à Trois-Rivières.

En 1881, la Chambre de commerce de Trois-Rivières est fondée pour porter la voix du milieu d’affaires trifluvien auprès du gouvernement fédéral afin de le convaincre de mettre sur pied la Commission du Havre de Trois-Rivières, l’ancêtre de l’administration portuaire actuelle.

En 1882, la Commission du Havre voit le jour et a pour mission de moderniser les installations du port, les intégrer au réseau ferroviaire et ainsi stimuler l’économie de la région. 

En 1893, la Dominion Coal loue un espace sur le quai des Commissaires et une quantité importante de charbon transite sur les quais.

En 1911, leurs installations et l’espace de déchargement devenus insuffisants, la Dominion Coal s’établit sur un nouveau quai de béton érigé plus à l’ouest.

Alors que les usines de transformation sont absentes du paysage trifluvien, le port de Trois-Rivières permet l’importation et l’exportation d’une partie des matières nécessaires à la fabrication du papier.

C’est en 1920 que l’on voit apparaître la Canadian International Papier (CIP), alors que la consommation annuelle de papier journal aux États-Unis se situe à 2 millions de tonnes. Les quais de cette industrie seront intégrés aux installations portuaires en place.

Au cours de la Grande Guerre, lorsque l’agriculture domine le produit national brut canadien, la production de blé, d’orge et d’avoine grimpe en flèche. C’est dans ce contexte que Louis Napoléon Jourdain fait construire, en 1920, le premier élévateur à grain situé au port de Trois-Rivières. Il est construit en béton et en brique, en plus d’être à l’épreuve du feu.

En 1923, nous verrons la St. Lawrence Paper Mill s’installer à Trois-Rivières, laquelle deviendra la Domtar, puis la Kruger que l’on connait aujourd’hui.

C’est en 1925 que la CIP procède à des travaux d’agrandissement en ajoutant quatre machines à papier aux quatre existantes. À ce moment, elle deviendra l’usine papetière la plus importante et moderne de la planète.

En 1928, la Dominion Coal se dote d’infrastructures performantes pour la manutention du charbon. Trois grues d’acier mobiles montées sur des rails sont alors érigées le long du quai.

En juin 1929, les commissaires du Havre reçoivent du gouvernement fédéral un prêt de 3 millions de dollars pour réaliser la construction de plusieurs quais et la création de nouveaux terminaux. C’est en 1934 que la construction sera terminée et que, globalement, ce projet donnera au port la configuration que l’on reconnait aujourd’hui.

Quant à l’élévateur Jourdain, les commissaires du Havre perçoivent le potentiel de cette installation. En 1934, des négociations sont entreprises dans le but d’acheter l’élévateur. Pendant que les commissaires attendent le financement pour ce projet, la compagnie torontoise Upper Lakes and St. Lawrence Transportation Company projette d’ériger une structure de même nature à Trois-Rivières. Ce projet prendra son envol en 1936 et une imposante structure est érigée au port de Trois-Rivières.

Jusqu’en 1935, la Commission du Havre acquiert progressivement l’ensemble de la berge fluviale, de la rivière Saint-Maurice jusqu’à l’extrême ouest de la ville.

En 1936, la Commission du Havre est dissoute et le Conseil des ports nationaux est créé.

La demande pour le grain ne cesse de croître, ce qui incite la Upper Lakes à entreprendre en 1940 la construction d’un grand entrepôt auxiliaire en bois. Il est relié à l’élévateur par un réseau de convoyeurs souterrains et par un autre convoyeur installé sur l’arête supérieure du toit.

En 1956, la construction d’un deuxième élévateur se met en branle et deux nouvelles tours s’ajoutent en 1958 et 1959. Elles ont l’avantage d’être montées sur rails, donc mobiles, afin d’optimiser le déchargement des navires.

C’est en 1958 que la section 20, à l’ouest du Port, est construite.

L’ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent, au printemps 1959, facilitera l’accroissement de la circulation maritime et ouvre de nouveaux débouchés pour le marché du grain.

La compagnie Upper Lakes estime que ses installations sont insuffisantes pour répondre à la demande et décide d’entreprendre la construction d’un troisième élévateur à l’été 1962.

En octobre 1962, l’achat du hangar de la Canada Steamship Line à la section 6 permet de planifier la modernisation de la partie est du port. Plusieurs hangars seront démolis.

C’est en 1963 que le Groupe Prommel, aujourd’hui appelé Groupe Somavrac, a vu le jour au Port de Trois-Rivières. Le Groupe Prommel est un regroupement d’entreprises ayant comme principales activités l’arrimage, le transport, l’entreposage, la distribution de produits chimiques, la manutention et la transformation de produits chimiques.

En 1970, Logistec Corporation (contraction des mots logistique et technologie) acquiert l’agence maritime Ramsez Greig & Co. Ltd. et l’acquisition des entreprises Three Rivers Shipping Co. Ltd. et J. C. Malone & Company Ltd. lui permet de s’installer au Port de Trois-Rivières.

C’est en 1978 que la compagnie ontarienne Upper Lakes Group, crée une division chargée de l’administration des installations trifluviennes, nommée Les Élévateurs des Trois-Rivières (ÉTR).

En 1981, l’ÉTR décide de remplacer les cinq chutes à grain par trois tours d’expédition télescopiques qui permettent de charger plus rapidement des navires de plus fort tonnage, comme les navires de type Panamax.

Le gouvernement fédéral tente de promouvoir le commerce du grain et entreprend une réforme qui modifie la gestion portuaire. C’est donc en 1983 qu’on met sur pied la Société canadienne des ports, aussi appelée Ports Canada, qui remplacera le Conseil des ports nationaux. Il y aura création de deux catégories de ports : les sociétés de port locaux et les ports divisionnaires. Trois-Rivières, en tant que port divisionnaire, est administré localement par un directeur général, mais devra se référer au bureau national pour les décisions stratégiques et de développement à long terme.

À la suite de la détérioration du marché du grain au début des années 1980, Les Élévateurs des Trois-Rivières devront convertir, dans les années 1990, une partie de leurs installations pour la manutention des matières premières destinées à l’Aluminerie de Deschambault.

Afin de redonner un accès au fleuve à la population, la Société canadienne des ports et le ministère des Travaux publics ont entamé la construction d’un parc portuaire de trois étages, lequel sera inauguré en 1988. Le parc deviendra rapidement un symbole fort de la ville et de nouveaux commerces feront leur apparition à proximité du parc.

C’est en 1999 que la Société canadienne des ports est dissoute et que le gouvernement du Canada entreprend une importante réforme. Il inscrit Trois-Rivières dans la liste des ports nationaux. La Loi maritime du Canada crée l’Administration portuaire de Trois-Rivières.

Dès la première année de création de l’Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR) en 1999, les gestionnaires font construire un nouveau hangar destiné à l’entreposage de marchandises générales. De plus, les quais 19 et 20 sont refaits à neuf. Les projets seront entièrement financés par l’APTR.

En 2005, Alcoa et Les Élévateurs des Trois-Rivières unissent leurs efforts pour améliorer la sécurité des travailleurs. Au final, 240 modifications ou ajouts auront été apportés aux installations, le tout au coût de 930 000 $.

Une réflexion prospective sur l’avenir portuaire mène l’APTR à entreprendre une démarche de planification stratégique qui débouche, en 2008, sur la mise en oeuvre d’un plan de développement ambitieux intitulé Cap sur 2020. La vision qui guide ce plan est « Se doter d’infrastructures modernes, productives et intégrées à son milieu en support à une main-d’oeuvre compétente ».

En 2010, un nouvel espace public, le Parc Hector-Louis-Langevin, est aménagé entre les bureaux de l’APTR et le parc portuaire, dans le cadre de la collaboration « Ville portuaire – Port urbain ».

En 2013, Upper Lakes Group conclut la vente de sa division grains, comprenant Les Élévateurs des Trois-Rivières, à la Commission canadienne du blé.

Puis, en 2015, la Commission canadienne du blé fusionne ses installations avec Bunge Canada pour donner naissance à l’entreprise G3 Canada Limited qui opère actuellement le terminal des élévateurs au Port.

C’est en 2017 que le plan de développement Cap sur 2020 prend fin, avec trois ans d’avance sur l’échéancier et en respect des budgets alloués. Ce plan a permis de mettre en place des infrastructures modernes, de renforcir l’intermodalité, de garantir une sûreté pleine et entière, de diminuer l’impact environnemental tout en augmentant le trafic du Port, d’assurer une intégration harmonieuse au milieu urbain adjacent, de faire croître l’impact socio-économique, le tout, avec une gouvernance exemplaire et un montage financier complété.

Le 10 octobre 2018, l’APTR a dévoilé son plan de développement Cap sur 2030. En plus de poursuivre les investissements dans les infrastructures portuaires, le plan Cap sur 2030 vise à pleinement déployer le potentiel du caractère urbain du Port. Reposant sur les principes du développement durable, Cap sur 2030 s’articule autour de la vision : « Être un port urbain innovant, générateur de croissance, au cœur d’une chaîne logistique compétitive ».

Crédit photo : Appartenance Mauricie, Société d’histoire régionale, Fonds Nouvelliste